24 jan 10 / you’re so staying another day
On est bien d’accord, pas question de résumer 3 semaines de voyage à quelques shots de tequila noyés dans de la bière à la dernière étape. A Vienne, on avait déjà la Turquie dans la vue, la Roumanie, le Bulgaristan, passés si vite que l’Italie et la Grèce étaient déjà loins - nos sacs à dos qui pesaient lourd sur nos dos à peine soulagés par les doigts de fée des masseuses de Budapest, des jours et des jours, des nuits ici, ailleurs, un peu nulle part parfois aussi. C’était déjà un peu l’Allemagne, c’était comme Berlin mais c’était autre chose, parce que les gens tirent la tronche dans le métro, même les vieilles à fourrure, très la Suisse en Autriche.
Donc les lumières d’Istanbul sous le pont qui relie l’Europe et l’Asie, le vaporetto et les taxis toujours jaunes, la vue sur Athènes qui ne sera jamais aussi belle en photo, les langues et les monnaies qui se mélangent dans les trains, avec toujours un peu de recul, de distance critique, comme une barrière qui a fini par tomber.
Deux jours pour que les 20 qui viennent de s’écouler prennent toute leur importance. Avec au retour moins de qu’en dira t-on et certainement de crainte dans le sac à dos. Un jeune homme qui chantait don’t worry be happy sous la neige en guise d’indice.
Et tant mieux si ça ne sonne pas Simone finalement.
(Et maintenant on fait quoi?) .