10 mar 2010 / (a)live
Ca commence toujours par des larmes, j’y peux rien je crois, et puis cette fois ça faisait presque 2 mois. J’avais oublié jusqu’au nom de la Revaler Str. qui est mon-nom-de-rue-berlinoise-préféré, ça me fait penser à “dévaler”, on ne se refait pas. De nouveau, j’ai regardé les gens comme si je les enviais, ça m’a rappelé octobre 2007 quand je ne savais pas bien ce que je faisais là. Comme par hasard, il n’y a qu’à Berlin que j’écris encore.
Bientôt un anniversaire, plutôt triste. Il paraît, (sur doctissimo), que ce sont les dates reminder qui sont les plus difficiles. Ironie du sort, c’était le 1er avril. Il y a un an, j’étais à Budapest, je faisais semblant de ne pas savoir; quand j’y suis retournée, je lui ai envoyé une carte en lui disant que je n’en souvenais bien, que je n’avais pas oublié. Evidemment, il n’en a rien dit. Moi, j’aurais préféré les douleurs qu’on me prédisait au goût que j’ai dans la bouche, aux rêves récurrents que je fais ces temps-ci. J’aimerais savoir ce qu’il en est pour lui - nous n’en parlons jamais.
Berlin berlin comme une chimère qui s’éloigne de plus en plus, la Maison que je trouve petite à mon arrivée, rétrécie par le souvenir. Un nouvel endroit à chercher à Weimar. 2h de train d’ici; si seulement je pouvais calculer le nombre de kilomètres qui nous séparent.