13 jan 09 / ‘someting farewell’
Une insomnie long courrier, sa voix (patiente) à 2h du matin, une journée de boulot manquée, et cette chanson-là.
C’est vrai que j’arrive plus vraiment à dormir en ce moment, que je m’énerve et me retourne, parce que voilà rien ne va plus passée une certaine heure, même si ce n’est ni le moment de penser à mon boulot, ni à mon nouvel appartement à trouver (avant 3 mois donc), ni à cette lettre de motivation à écrire, c’est pas le moment pour se sentir tomber, pour se sentir retenue à rien au milieu du vide, non ce n’est pas le moment de craquer.
La journée c’est quand même plus facile de ne pas voir que les jours ne font que passer, que rien ne bouge, que même la neige qui est tombée à noël n’a toujours pas fondue, je n’ai pas vraiment le temps de souhaiter tellement fort que quelque chose finisse par arriver (quelque chose, n’importe quoi mais quelque chose).
La journée je ne me rends pas compte que je passe le temps à jouer à “et si”, et qu’au fond je ne rêve plus que d’une chose : que ça change. (et que ça doit vouloir dire que ça ne va pas très bien)
“Das Spiel heisst ‘Sich-so-ein-Leben-vorstellen’, es hat keine Regeln”
Oui je cite de l’allemand dans le texte (“le jeu s’appelle : s’imaginer une vie, il n’a pas de règles”), mais seulement pour pouvoir écrire que, pour la première fois de ma vie, j’ai lu quelque chose dans cette langue en entier, une nouvelle de Judith Hermann (une des stars de la nouvelle littérature berlinoise, et c’est super bien, je crois bien qu’elle est traduite en français). J’ai tout lu et noté tous les mots dans mon petit carnet à vocabulaire, et j’ai forcé J à me faire réviser après, et j’avais l’impression de réapprendre à parler, même si c’est extrêmement long, fastidieux, décourageant.
Le lendemain, j’ai fait tomber un verre d’eau sur mon petit carnet à vocabulaire et l’encre s’est diluée, leur signification s’est perdue ; j’en avais déjà marre de toute façon de faire des progrès aussi lentement.