i'll kill you, emma bovary



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23 jan 09 / twisted

Au Café B., à 3h du matin, je dansais les yeux fermés, agrippée à lui d’une main à lui et à ma bière de l’autre main, quand toute cette histoire a pris une autre signification. Alors je lui ai dit que j’allais partir, et je me suis mise à pleurer.
La seule chose que je sais, c’est que je ne peux pas rester comme ça. Il a fallu que ce soit lui qui me dise qu’on ne peut pas prévoir comment ce sera.
Non, je ne suis pas encore partie, non, je ne peux pas être sûre que je rien ne m’arrivera et que je ne déciderai pas finalement de rester, non, je ne peux pas contrôler ce qui se passera si. Et, non, on ne peut pas s’imposer de souffrir maintenant, alors que rien n’est encore là.
Il se moque de mes ‘prévisions émotionnelles’, pas de mes ‘prévisions techniques’, et j’ai bien du en convenir, peut-être qu’il vaut mieux avoir une brique devant les yeux chaque jour que construire un mur (et se le prendre en pleine figure).
Alors mon horoscope est déprimant, mais je m’efforce de contenir mes plans dans des limites matérielles. Je visite des appartements, je montre le mien, je cherche calmement quels concours, quelle école, quelle formation, si. Je me réjouis qu’il n’entre pas en ligne de compte, pour l’instant.
A chaque jour suffit sa peine, et, si rien n’est sûr, c’est justement parce que tout peut arriver.

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