08 feb 09 / gradually then suddenly
Un samedi soir normal à Berlin. Une fête chez E., quelques verres de vin, et un bar qui s’appelle le Sanatorium avec d’autres gens. Ils m’ont ramenée en voiture, et quand j’ai poussé la porte de chez moi, j’ai joué à imaginer que c’était la première fois que je revenais d’une soirée ici, le premier min*bar.
Un samedi soir normal, des projets et des envies (jetées entre deux bières) dont peut-être je ne mesure pas l’ampleur. J’en parle comme si c’était pour de vrai; ça le deviendra.
J est en France, il revient dans deux jours, j’ai hâte.
Pierre va nous aider pour les traductions, et A. sera sûrement notre dernier interview avant le puzzle géant que sera le montage.
Un samedi soir normal à Berlin, et penser qu’il y a un an, il y a six mois, je n’en aurais pas été capable, je ne pouvais pas, je n’en avais même pas envie.
Gradually, then suddenly. C’est comme ça qu’arrive la dépression, et c’est aussi comme ça qu’elle s’en va. *
(* Prozac Nation)