10 feb 09 / sans filet(s)
Les retrouvailles ont eu un goût d’évidence. Je suis (très agréablement) fatiguée aujourd’hui.
Mon après-midi pour mon lit et une demi-douzaine de magazines.
Et sinon, ce matin, je savais qu’au petit-déjeuner il y aurait un Suisse, deux voisins, et une amie d’enfance. La surprise avait l’habitude de la maison, et je ne savais pas, trois minutes après être descendue du lit, si je serais capable de m’assoir en face d’elle.
Temps passé avec l’ex : 2h. Fait.
Même si on a du mal à s’adresser la parole directement, même si ce serait un peu trop demander de se regarder en se passant le beurre, je suis soulagée. Soulagée qu’on se soit au moins souri, soulagée qu’à l’avenir je n’aie plus peur de croiser son visage. Soulagée qu’elle ne soit plus une ombre qui m’impressionne. Soulagée de savoir qu’il peut la voir sans s’effondrer après.
Une phrase et une tasse de café échangés plus tard, je vois dans les yeux de B qu’il lit le soulagement (le soulagement et peut-être le plaisir) dans les miens. Tu vois, tu avais raison. Les choses changent, s’arrangent.