i'll kill you, emma bovary



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15 feb 09 / bob et sam.

Bon. On ne va quand même pas faire un drame de ce baiser un peu léger, de la porte qui se ferme un peu trop vite, de ma tête dans le bus qui m’emmenait chercher mon frère à l’aéroport.

‘C’est beau un homme’ devant ce film policier formidable des années 80 (avec Véronique Genest), un homme ça rassure, ça prend dans ses bras, ça dit oui notre enfant est gravement malade mais je vais braquer une banque et le médecin américain pourra le sauver (enfin). C’est beau un homme, et peut-être encore plus quand ça te sort comme ça, une phrase ironique qui est pleine de non-promesses mais de sincérité, oui.

Dans mon rêve de cette nuit, les cours d’histoire de mon lycée se changent en cours de cinéma de 8 à 10, et personne ne pourra rien y faire, sauf moi (peut-être). Pas sûr que les matins pain au chocolat-paris match-paquet de cigarette (demi-bouteille de mousseux) (il est 15h) déposés sur le lit m’y aident, enfin sûrement un peu. Si, en fait.

Bref.

Quelque part dans le sous-sol d’une maison, j’ai trouvé une fille qui m’a expliqué très honnêtement qu’elle était censée être illustratrice pour enfants, mais qu’en fait non, qu’elle avait besoin de bouger pour le faire vraiment. Etrangement, ça m’a parlé. J’ai fini la soirée à lui faire des tartines de nut*ella, dans la cuisine de J. Heureusement j’en étais déjà à “défendre âprement mon point de vue” sur tout et n’importe quoi (j’avais déjà eu le temps de lui expliquer plus ou moins discrètement que non bien sûr, je voulais pas d’enfants maintenant mais que bon, tu vois).

En même temps, j’ai toujours dit que la vodka n’était pas bonne pour moi. Maintenant je sais que le limoncello après non plus, mais j’ai bien aimé me réveiller avec de l’huile de massage dans les cheveux (rien à voir avec ma copine nu*tella).

Alors je ne sais pas. Toutes les soirées accoudée-au-bar du monde n’empêcheront certainement pas que je finisse par avoir un peu mal à la tête quand les bribes de mes paroles me reviennent au fil de la journée. Et puis peut-être que ce ne serait pas marrant, sans ces envies sans raison(s), sans ces trucs qu’il faut cacher.

Je suis finalement à peu près certaine moi aussi que ce ne serait pas plus clair si on en parlait (de nous). Ca serait peut-être moins inquiétant mais je ne serais pas plus rassurée. Ce serait peut-être plus planifié mais ça n’en serait pas plus sûr.

Voilà, donc. Regarder les jours passer et ne pas trop les compter.

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