11 mar 09 / in between days.
Je ne devrais pas écrire maintenant, je ne devrais pas du tout écrire ces jours-ci. ll y a quelque chose comme des centaines de questions et une grande confusion - avec si peu de mots.
A la banque, le conseiller refuse de me prêter 1000 euros et me propose de revenir quand je gagnerai plus d’argent; avec un second travail, par exemple, dit-il.
On patiente beaucoup dans les salles d’attentes ce matin. Pour savoir, pour payer aussi. Il parait que l’argument économique n’en est pas un, il s’impose pourtant à moi dans le noir de mon appartement où on a coupé l’électricité.
Ce n’est pas suffisant, je le sais, et plus je cherche plus je ne trouve plus rien d’autre. Il y a le travail, M. qui m’envoie des messages, rien ne s’arrête mais à moi il faudrait quelques jours d’arrêt sur images; je ne sais pas lesquelles je choisirais, peut-être Budapest parce que rien n’était encore pour de vrai, même si rien n’est réél.
Je marche, je cherche des endroits que je ne trouve pas, des banques, des magasins, des trucs.
Je ne sais pas quoi faire, je continue à me demander, je ne sais pas quelles questions poser.
Les mots ont été longs à échanger, ils sont arrivés peut-être un peu trop facilement pour que maintenant ce ne soit pas difficile de revenir au début. Le temps procède par bonds, d’une ligne droite on peut faire partir une flèche.
Au musée Vasarely, on a vu ces grands tableaux remplis de petits carrés, et à mesure qu’on avancait ou qu’on s’éloignait, ils formaient des formes convexes ou concaves. Les tableaux m’ont un peu calmée alors que sur le grand pont blanc j’ai cru que le vent allait me faire tomber à la renverse, par dessus la rembarde. On était trois filles, on s’émerveillait qu’on puisse voir ce que l’on veut dans ces petits carrés, on trouvait ça génial. A débiter des conneries sur la vie, la mort et la peinture, je sentais un peu moins le sol se dérober sous mes pas mais je ne sais toujours pas ce qu’il faut y voir, dans ce manque qui cachait quelque chose que je ne connais pas.
(je ne sais pas comment doit arriver le bonheur).