18 mar 09 / out.
Il y a ces mots qui s’étalent chez les autres, qui se sont étalés ici aussi, et moi qui ne me demande qu’à m’étendre.
Que fait-on quand ça devient vrai, que c’est le moment de dire que ce n’était pas pour rire, qu’est-ce qu’on fait quand on y est, là, au bord de rendre sa vie plus grande, à quelques pas de sauter à pieds joints et d’y plonger, dans sa vie, la vraie.
J’ai du mal à garder les yeux ouverts en pleine lumière, je ris, je parle, parfois je travaille, je ne réfléchis pas du tout, j’y pense tout le temps pourtant - et puis il faudra bien, et la plupart du temps je regarde à travers mes doigts plaqués sur mes paupières, comment ce serait.
Les jours d’avant sont déjà passés, il y a eu les mauvaises nouvelles, une sorte de courant contre lequel je ne sais pas comment il faudrait lutter.